LA TRAGÉDIE DU VENGEUR
de Thomas Middleton
mise en scène Jean-François Auguste
photos Marjorie Efther
De l’action à couper le souffle, un méli-mélo d’intrigues où le spectateur peut voir la puissance destructrice de la vengeance à l’oeuvre, finissant par anéantir le vengeur… Cette tragédie de la Renaissance anglaise n’a rien à envier à un film d’horreur ! Rien n’y manque et surtout pas l’humour. Il y a quelque chose de pourri dans cette cour italienne où règnent la corruption, l’adultère, l’ambition, le meurtre et le poison… Trois intrigues machiavéliques se mêlent dans un nid de vipères qui grouille de personnages fourbes, tous trompeurs et trompés, obsédés par la vengeance… Fasciné par cette British tragedy, Jean-François Auguste met en scène avec juste ce qu’il faut de décalage ce diamant noir, si noir, si sanglant qu’il en devient drôle…
La vengeance est très tendance durant le règne d’Elizabeth I ! On ne compte plus les tragédies écrites sur ce thème, toutes plus sanguinolentes les unes que les autres… A commencer par Hamlet, bien sûr, le modèle ! La tragédie du vengeur se passe à la cour d’un Duc, en Italie. Au coeur de l’intrigue, Vindice. Un homme à qui le Duc a fait beaucoup de tort dans le passé : Gloriana, la femme de Vindice, avait refusé de coucher avec le Duc, qui, dans un accès de rage, l’avait tuée. La haine de Vindice pour le Duc ne s’est jamais éteinte et il s’est promis de le punir pour ses crimes. Il va mettre sa vengeance à exécution en exploitant les tensions qui règnent à la cour, et en dressant les enfants du Duc et sa femme les uns contre les autres. Trois vengeances vont s’enchevêtrer jusqu’à ce que le combat cesse faute de combattants, dans une belle cascade de dominos.
Meurtre, trahison, cupidité se bousculent jusqu’à un paroxysme jubilatoire. L’univers baroque, la référence aux vanités, l’absurdité, l’atrocité et l’invraisemblance des situations viennent servir la puissance poétique de cette histoire. Clin d’oeil à l’époque élisabéthaine, chaque acteur joue au minimum deux rôles, notamment des rôles de femme.
Avec cette Tragédie du vengeur, Middleton est depuis longtemps reconnu Outre-Manche comme l’égal de Shakespeare, son contemporain. Le public du XVIIe siècle adorait ses pièces qui parlaient de politique et d’argent dans un tumulte de violence et de sexe torride.
On pourrait croire qu’elles ont été écrites hier…
du mercredi 1er au jeudi 9 février 2012
du lundi au mercredi à 19h30, du jeudi au samedi à 20h30
relâche le dimanche 5 février
• Tarif spécial
Venez à deux le samedi 4 février à 20h30 : 2 places pour 30 € !
• Rencontre avec le public
Rencontre avec l’équipe artistique Mercredi 8 février à l’issue de la représentation.
• Parcours commenté
Un parcours commenté « Jeux de pouvoir et soif de vengeance » pour comprendre comment représenter, en peinture et en sculpture, l’instant du crime et de la vengeance, la douleur du châtiment et de la mort. Plonger dans de multiples sources d’inspiration de la tragédie et dans les codes de représentation du pouvoir et du corps en souffrance.
Ce parcours au Musée des Beaux-Arts s’achèvera à la galerie David d’Angers.
Musée des Beaux-Arts
Dimanche 5 et 12 février à 11h
Durée : 1h30 - Tarif : 5 € / 4 €
Réservation conseillée : 02 41 05 38 38 / serviceculturel.musees@ville.angers.fr
• CAHIER DU NTA
Le cahier du NTA n° 70 consacré à La Tragédie du vengeur sera disponible à l’accueil à partir du 1er février.
A suivre sur radio-Campus, partenaire du NTA, un article sur La Tragédie du vengeur
radio-campus
En prélude à la création de La tragédie du vengeur de Middleton du 1er au 9 février, Jean-François Auguste parle de sa mise en scène, sur un montage de photos réalisées par Marjorie Efther